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Déc 09

Hamilton : « J’ai toujours apprécié être en chasse » derrière un adversaire

Présent à Paris pour recevoir son trophée de champion du monde 2017 de Formule 1

2017-10-22_1218Lewis Hamilton (Mercedes) est revenu auprès des journalistes invités sur l’année écoulée ainsi que sa bataille avec Sebastian Vettel (Ferrari).

Le quadruple champion du monde de F1 explique en quoi sa position d’outsider durant la première moitié de saison l’a mis en confiance, lui rappelant ses années en karting.

Le Britannique le reconnaît volontiers, cette saison s’est déroulée en deux temps. Tout d’abord, la poursuite de la Ferrari du leader allemand dès la première manche en Australie au mois de mars dernier. Lewis Hamilton a ainsi passé onze courses dans la peau de l’outsider, derrière Sebastian Vettel.

« Je n’étais pas inquiet à ce moment-là, explique le quadruple champion, à mon avis cela aurait adopter une posture négative et cela aurait pu me bloquer mentalement. Je préférais rester positif. »

En réalité, cette position de challenger l’a ramené directement dans ses années kart.

« Je me suis de tout temps retrouvé dans cette situation où je devais combler mon retard par rapport aux autres, dès ma première course en karting. Mon engin avait quelque chose comme dix ans d’âge déjà l’époque. J’ai eu l’habitude de démarrer mes compétitions depuis l’arrière. J’ai toujours apprécié être en chasse, rattraper le temps concédé, de même que les sensations de stress qui s’en dégagent. Lorsque l’écart repartait à la hausse, j’essayais de rejeter cette pensée loin de moi.

Je pensais :  »À un moment où à un autre, cela va fonctionner ». »

Ayant dû combattre les assauts de son équipier Nico Rosberg entre 2014 et 2016, Lewis Hamilton souhaitait un challenge venu de l’extérieur. Voeu exaucée. « C’est beaucoup plus plaisant de se battre contre une équipe adverse plutôt qu’un coéquipier.

L’énergie qui circule dans le team est tellement différente. Il y avait une force unie et tournée vers un seul but. » Cet objectif de couronne mondiale, le pilote anglais ne l’a jamais perdu de vue, en particulier à l’issue du Grand Prix de Hongrie.

Sur le Hungaroring, le porteur du numéro 44 avait cédé sa 3e place avant l’arrivée à son collègue de garage Valtteri Bottas pour respecter l’équité sportive. « En tant qu’équipe, nous avions fait une bonne action. Mentalement, je ne voulais absolument pas que l’écurie se retrouve contrainte d’avantager un ou l’autre pilote pour la victoire.

Pour éviter cette position inconfortable, je savais qu’il n’y avait qu’une solution à mettre en place dès le retour de la pause estivale : être devant, à chaque tour, pour que cette situation ne se répète plus jamais. »

Selon l’intéressé, c’est cet état d’esprit qui lui a permis de glaner cinq victoires en six épreuves à la rentrée, le secret de la réussite en 2017.

source: Autohebdo.fr – Medhi Casaurang, propos recueillis par Julien Billiotte

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