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Nov 13

Le Paul-Ricard modifié pour mieux accueillir la F1 en 2018

Un nouveau revêtement, des vibreurs modifés et une piste élargie font partie des travaux à venir sur le tracé varois

Paul Ricard 2018 - photo DPPI Le Paul-Ricard modifié pour mieux accueillir la F1 en 2018 Jean Alesi présentait les points chauds du circuit du Castellet lors de la conférence de presse à Boulogne-Billancourt.

Avant d’accueillir pour la première fois depuis 1990 un Grand Prix de France de Formule 1 (du 21 au 24 juin 2018), le circuit varois du Paul-Ricard subira quelques modifications.

Jean Alesi, ambassadeur du tracé, est entré dans le détail des travaux lors d’une conférence de presse à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), mardi 7 novembre.

En bout de ligne droite des stands, la première enfilade sera profondément remaniée, afin de casser l’allure des monoplaces. « La chicane va légèrement se refermer, avec une sortie plus large.

La décélération sera plus conséquente. Normalement nous devrions voir plus de dépassements à cet endroit », explique l’ancien vainqueur en F1.

Le virage le plus lent du circuit, placé dans le secteur de Sainte-Baume sera agrandi. « C’est à cet endroit que les offensives dans la ligne droite du mistral se prépareront. Il faudra avoir une trajectoire idéale. »

« Sur le virage du Pont (le dernier du circuit), la piste sera élargie en entrée et en sortie. Cela permettra éventuellement aux pilotes de se placer côte-à-côte, d’autant plus que la courbe précédente se refermera davantage. » Un nouvel asphalte sera par ailleurs déposé en amont du GP.

Des vibreurs modifiés

Nouvelle interrogation à la suite de la pénalité de Max Verstappen à Austin (Etats-Unis), les bordures de piste seront également modifiées selon la réglementation de la Fédération internationale de l’automobile (FIA).

« Il n’y aura pas de vibreur rehaussé. C’est la FIA qui décide, et leur dernière invention est la « baguette » ou « saucisse ». »

Egalement présent lors de la réunion, Pierre Gasly (Toro Rosso) a expliqué la politique des instances quant aux limites de la piste.

« Avec la nouvelle réglementation technique, nous avons beaucoup de charge aérodynamique et des pneus plus larges, qui nous permettent de mieux passer les vibreurs que les années précédentes. La FIA cherche des solutions, les baguettes peuvent nous calmer dans certains virages, mais ça n’est pas idéal. »

Selon le pilote tricolore, l’équation n’est pas évidente à résoudre. « Certains circuits accueillent la F1 puis le MotoGP (quatre pistes en 2017) ; c’est difficile de trouver un compromis entre les besoins des pilotes deux-roues et les nôtres. »

Ainsi, la présence d’herbe synthétique (appelé « astroturf » en anglais) a été grandement diminuée après des chutes dangereuses en moto.

source: Autohebdo.fr – Medhi Casaurang-Vergez (photo @ Gregory Lenormand / DPPI)

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