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Nov 01

Le nouveau règlement moteur pour 2021 va faire du bruit

Le V6 Turbo hybride sur la Mercedes W06 en 2015 poursuivra son chemin en 2021

Renault 2014 moteur - photo Renault Sport F1Un élément fondamental du moteur hybride passe à la poubelle tandis que les motoristes pourront à nouveau monter dans les tours.

La Fédération Internationale de l’Automobile (FIA), les représentants des propriétaires des droits de la F1 et les équipes se sont réunis ce mardi à Paris afin de poser les bases du futur règlement moteur à l’horizon 2021.

Sans surprise, la réduction des coûts a été confirmée par la FIA et le bloc moteur sera toujours dotée d’une technologie hybride. Afin de satisfaire une des critiques des fans de la discipline reine, la sonorité du moteur sera améliorée.

Principale inconnue de cette réunion, l’architecture du moteur restera un V6 Turbo hybride de 1,6 litres. La F1 ne reviendra pas à des moteurs plus « historiques » tels que des V8 atmosphérique.

Afin d’augmenter le bruit des monoplaces, les motoristes pourront augmenter de 3 000 tours/minute le fonctionnement du bloc. A l’heure actuelle, la puissance est limitée à 15 000 tours/minute, les chiffres devraient donc se rapprocher de la période V8 atmo (18 000 tours/minute).

Le MGU-H (récupérateur d’énergie thermique fournie par les gaz d’échappement), la pièce la plus difficile à fiabiliser depuis son entrée en vigueur en 2014, va être purement et simplement supprimé.

A contrario, le MGU-K (récupérateur d’énergie cinétique sur les phases de freinage) subira un « boost » de puissance, mais sera surtout activé manuellement par le pilote dans son cockpit, à l’instar du KERS en 2009 et entre 2011 et 2013.

Selon la FIA, ce procédé permettra aussi d’économiser de l’énergie sur plusieurs tours avant de la restituer ; le MGU-K deviendra un élément stratégique selon la Fédération.

Dans sa politique de réduction des coûts, il a été décidé que la taille du turbo sera contrôlée et le poids limité. Le design interne du moteur sera déterminé en amont, afin de décourager d’éventuels designs « extrêmes ».

L’apport en carburant sera étroitement surveillé, possiblement avec une baisse de consommation, sans que la FIA n’en dise plus. L’électronique du monteur sera standardisée tout comme les batteries.

Enfin, le dessin extérieur du moteur sera « prescrit avec détail » par avance aux motoristes afin de faciliter les insertions du bloc dans le chassis de la monoplace, dans une stratégie dite « Plug-and-play » (« brancher et courir »).

Cette donnée est destinée aux écuries clientes (Force India, Williams, Haas, Toro Rosso, Red Bull, McLaren) : celles-ci doivent acheter séparément divers éléments mécaniques, rendant plus difficile le fonctionnement global de l’ensemble chassis-moteur-transmission.

Les réunions vont se poursuivre entre tous les acteurs de la compétition durant les 12 prochains mois, principalement pour poursuivre la thématique d’une réduction des coûts. Le règlement complet du moteur 2021 sera publié à la fin de l’année 2017.

La planification des essais au banc ainsi que d’autres discutions relatives au développement seront menées jusqu’à fin 2018.

Ross Brawn, le Managing director de la F1, explique que les hautes sphères du sport « ont écouté l’avis des fans sur le moteur actuel ». « Nous avons écouté leurs propositions dans l’objectif de définir un ensemble moteur plus simple, moins cher et plus bruyant qui pourra faciliter l’arrivée de nouveaux constructeurs.

La nouvelle F1 a pour but de devenir le sport leader sur la scène mondiale tout en étant à la pointe de la technologie. Il faut provoquer l’excitation parmi les passionnés de tous âges de façon durable. Nous croyons que le futur moteur en sera capable. »

source: Autohebdo.fr – Medhi Casaurang-Vergez

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