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Juin 16

24 Heures du Mans : Seulement 7 pilotes québécois y ont déjà participé

Au terme des six heures d’essais qualificatifs, deux mercredi et quatre hier jeudi, le verdict est tombé sur le circuit des 24 Heures du Mans

Kamui Kobayashi joins KCMG for 2017 Super Formula campaign Toyota, grâce à un tour record de Kamui Kobayashi à plus de 250 km/h de moyenne, partira en tête demain, à 15 heures locales (9h a.m. au Québec – télédiffusion en direct sur le réseau Fox Sports Racing) pour l’édition 2017 de la plus grande course d’Endurance au monde.

Album photo Flagworld

 

Le trio Kobayashi/Sarrazin/Conway s’élancera donc 1er tandis qu’en LMP2, c’est Rusinov/Thiriet/Lynn qui se sont qualifiés premiers. En GTE enfin, la classe Pro a vu la domination de l’Aston Martin Vantage de Turner/Adam/Serra et la classe en GTE Am, catégorie réservée à des équipages complétés par au moins un pilote détenteur d’une licence « amateur », celle de la Corvette de Rees/Brandela/Philippon.

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Dans cette catégorie, Paul Dalla Lana est le seul pilote canadien au départ cette année encore (il est qualifié deuxième).

Quant aux pilotes québécois, ils brillent par leur absence, mais cela pourrait changer dans les prochaines années. En effet, Kuno Wittmer, au départ en 2013 avec une Dodge Viper GTS-R et désormais pilote officiel BMW Motorsport, est bien placé pour faire partie des pilotes que BMW inscrira en GTE l’an prochain, pour son grand retour au Mans.

On peut aussi espérer que Valérie Chiasson et Mikael Grenier, qui évoluent cette saison en Europe dans des séries GT de haut niveau (Porsche GT3 Cup Benelux pour Chiasson et Lamborghini Trofeo pour Grenier) aient un jour l’opportunité d’évoluer sur le mythique circuit de 13,6 km…

Dans l’histoire, on ne compte présentement que sept pilotes québécois qui ont pris part aux 24 Heures du Mans. Le pionnier fut Peter Ryan, en 1962. Une unique participation sur Ferrari TR61 qui se solda par un abandon suite à une sortie de route, à la quinzième heure. Jacques Bienvenue, en 1975, fut le deuxième québécois au départ, et le premier à croiser la ligne d’arrivée.

En compagnie du regretté pilote français Claude Ballot-Lena, Bienvenue avait fini huitième toutes-catégories, cinquième en classe GTS, sur Porsche Carrera RSR. Un exploit car il faudra attendre 33 ans et la deuxième place acquise par Jacques Villeneuve sur prototype Peugeot 908, en 2008, pour retrouver un pilote québécois aussi bien classé.

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La chance, les incidents de piste et la qualité de la préparation des voitures jouent évidemment un grand rôle dans une telle course. Ainsi Jacques Villeneuve, le frère de Gilles cette fois, abandonna sur casse moteur de sa Sauber-Ford en 1983, tout comme Richard Spénard avec une Porsche 962 C en 1987. Claude Bourbonnais eut plus de chance en 1991. Malgré deux sorties de route et une Courage-Porsche manquant de compétitivité face aux prototypes d’écuries officielles, il termina dix-huitième.

À souligner enfin que si l’on élargit l’horizon aux pilotes canadiens, un nom revient au-dessus de tous : Ron Fellows. Le pilote ontarien, lauréat de la course de NASCAR Nationwide en 2008 au circuit Gilles-Villeneuve, fut aussi vainqueur en 2001 et 2002 de la classe GT avec l’équipe Corvette.

Ron demeure très impliqué dans l’organisation de cette équipe, bien qu’il ne soit pas dans le paddock du Mans cette année. Il suivra néanmoins avec attention, tout comme les 250 000 spectateurs attendus dans les estrades, cette édition 2017 des 24 Heures du Mans !

Philippe Brasseur Envoyé spécial du magazine Pole-Position aux 24 Heures du Mans (32ème fois consécutive)

– Collaboration spéciale pour Flagworld.com

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