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Juin 14

24 Heures du Mans : La catégorie GT en plein essor

Les vérifications techniques, qui ont lieu en plein centre-ville étaient ouvertes au public sont terminées

24 Heures du Mans - Le Mans 24 Hours logoPlus de 20 000 spectateurs étaient sur place dimanche et lundi !

Le vérifications sont terminées pour les 60 équipages sélectionnés pour disputer l’édition 2017 des 24 Heures du Mans vont prendre la piste à compter d’aujourd’hui.

Test Day - Review of the troops

Une session de quatre heures d’essais libres est programmée en fin de journée, suivie de la première des trois séances de qualifications en soirée.

Toutes les équipes semblent prêtes et un rapide tour dans les garages nous a permis de constater que la qualité du matériel mis en piste cette année est peut-être plus exceptionnel que jamais.

En fait, s’il n’y a guère de surprise au niveau des prototypes LMP1 (Porsche, Toyota, CLN) et LMP2 (châssis Oreca, Riley, Dallara ou Ligier), on constate qu’il n’y a désormais plus vraiment de place pour des équipes qui ne bénéficient pas d’un soutien direct d’un manufacturier automobile en catégorie GT.

Au Mans et en Championnat du monde d’Endurance (WEC), les voitures évoluant en GT sont réparties en deux sous-classes, les GTE Pro (équipages constitués de pilotes professionnels exclusivement) et GTE Am (équipages devant avoir au moins un pilote licencié amateur et un détenteur de licence « intermédiaire », en plus d’un professionnel).

Mais techniquement, ce sont les mêmes voitures et elles portent le nom de GTLM en Amérique du Nord, dans la série IMSA SportsCar. Aux 24 Heures du Mans et en WEC, il n’y a donc pas de GT3 en piste.

Ford avec quatre GT engagées par le Chip Ganassi Racing, Porsche avec les nouvelles 911 RSR évoluant sous le nom de Porsche GT Team, Corvette et ses C7.R « officielles » ou encore Aston Martin, dont les Vantage V8 sont toutes inscrites par le Aston Martin Racing géré par David Richards (ancien co-pilote de rallye reconverti dans les affaires de sport automobile et, entre autres, ex-directeur sportif de BAR en F1 au temps de Jacques Villeneuve) sont présentes directement dans la catégorie.

En fait, on ne retrouve cette année au Mans que des Ferrari 488 GTE inscrites par des écuries que l’on peut qualifiées d’indépendantes du manufacturier. Et encore ! AF Corse, Risi Competizione et la Scuderia Corsa (supportée par le concessionnaire de Beverly Hills, le plus gros vendeur de Ferrari au monde !) sont les plus grandes équipes Ferrari GT et bénéficient de puissants appuis.

Seule l’écurie suisse Spirit of Race semble véritablement indépendante, encore que le support technique est assuré par AF Corse.

L’an prochain, BMW sera aussi présent en catégorie GT au Mans. Tout comme en Amérique du Nord, les GT sont plus que jamais intéressantes pour les manufacturiers automobiles. Ils y voient la possibilité de faire de la course en identifiant clairement un produit disponible à la vente dans une version de route, contrairement aux prototypes.

C’est aussi en GT que l’on retrouve le seul pilote canadien qui dispute à la fois les 24 Heures du Mans ce week-end et est inscrit dans toutes les courses du WEC cette année, avec déjà une victoire à la clé en GTE Am lors des 6 Heures de Spa en mai dernier.

Il s’agit de Paul Dalla Lana, qui fait équipe avec Mathias Lauda (le fils de Niki Lauda) et l’ex-pilote de Formule 1 Pedro Lamy sur une Aston Martin Vantage. Son objectif est de croiser le premier le fil d’arrivée dans sa catégorie, ce dimanche à 15 heures…

source: Philippe Brasseur – Envoyé spécial du magazine Pole-Position aux 24 Heures du Mans (32ème fois consécutive) –

Collaboration spéciale pour Flagworld.com

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