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Juin 12

24 Heures du Mans : Un duel Porsche-Toyota qui promet !

Le Championnat du monde d’Endurance (WEC) 2017 a débuté en avril dernier avec une victoire Toyota

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24 Heures du Mans - Le Mans 24 Hours logo Cette semaine, place à la troisième étape de la saison, la plus prestigieuse de toutes, les 24 Heures du Mans.

Avec le retrait d’Audi fin 2016, il ne reste désormais plus que deux manufacturiers officiellement impliqués dans la catégorie des LMP1, les prototypes capables de viser la victoire toutes-catégories : Porsche et Toyota. La particularité, c’est que Toyota, avec trois voitures et des envies très fortes de revanche après le malheureux final de l’an dernier (une Toyota TS050 Hybrid filait vers la victoire lorsqu’un bris mécanique l’a contrainte à l’abandon à quatre minutes de l’arrivée !), apparaît comme favori de cette édition 2017.

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Ceci dit, ceux qui pensent que Porsche part battu sont loin de la vérité. La marque allemande a travaillé très fort durant la dernière intersaison. Qui plus est, les toutes nouvelles Porsche 919 Hybrid ont été battues à Silverstone et Spa un peu parce que les dirigeants de la marque de prestige n’avaient pas jugé bon d’équiper leurs prototypes de kits aérodynamiques spécifiques à ces circuits, légèrement plus lents que Le Mans avec ses très longues lignes droites.

Les deux 919 étaient donc déjà en « configuration Le Mans » lors des premières courses de 6 heures, ce qui les défavorisaient face aux Toyota qui disposaient de kits aérodynamiques spécialement adaptés à ces pistes.

Pourtant, les Porsche ont terminé à quelques secondes seulement de la Toyota victorieuse les deux fois, en plus de récolter la pole position à Spa lors du deuxième rendez-vous de la saison, ce qui laisse augurer que même s’il n’y aura que deux 919 face à trois Toyota TS050 au départ ce samedi des 24 Heures du Mans, les chances de voir Porsche décrocher un dix-neuvième gain (ce qui serait un nouveau record) demeurent excellentes.

Trois Toyota et deux Porsche, cela ne fait que cinq candidats déclarés à la victoire toutes-catégories. Il y avait pourtant douze LMP1 au départ il y a seulement deux ans. Depuis, Nissan et Audi se sont retirés, tout comme l’équipe privée Rebellion qui a préféré s’inscrire en classe LMP2.

Il reste toutefois une voiture, en plus de Porsche et Toyota, en LMP1 sur la grille de départ, celle de l’écurie privée gérée par Colin Kolles.

Plutôt « fantaisiste », le monsieur fut en son temps directeur sportif de l’équipe Midland en F1, ainsi que propriétaire d’une équipe qui engagea des Audi « privées » en DTM et même en Endurance. Sa petite structure a installé un moteur Nissan V6 turbo (seul élément fiable disent certains !) dans un châssis baptisé CLM, mais l’ensemble est tout sauf performant et il est peu probable que cette voiture jouera un quelconque rôle aux avant-postes durant la course.

Si surprise il doit y avoir ce dimanche, à l’arrivée à 15 heures (heure française, 9h a.m. au Québec), c’est plutôt au sein de l’imposant peloton des prototypes LMP2 qu’on devrait la trouver. Vingt-cinq équipages sont inscrits dans cette catégorie qui utilise principalement des châssis Oreca ou Ligier, avec des moteurs Gibson V8. Pour les passionnés en bord de piste, les batailles dans cette catégorie seront à suivre, tout comme en GT d’ailleurs.

Un premier élément de réponse quant au potentiel de chacun sera donné mercredi, avec la tenue des premiers essais chronométrés. Une séance de deux heures en soirée…

source : Philippe Brasseur- Envoyé spécial du magazine Pole-Position aux 24 Heures du Mans (32ème fois consécutive)

– Collaboration spéciale pour Flagworld.com

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