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Mai 18

Carey : « Je m’attends à des turbulences »

Carey dans le paddock du GP d’Espagne interviewé par AUTOhebdo

Chase Carey avec Autohebdo - photo Autohebdo Chase Carey, le nouveau directeur général du Groupe F1 de Liberty Media, est revenu dans AUTOhebdo sur la situation de la discipline et notamment sur la répartition des revenus entre les écuries.

Craignez-vous que l’état de grâce dans lequel vous semblez encore évoluer ne vole en éclats dès les premières négociations encadrant la redistribution des dividendes de la F1 ?

Pas sûr que mon « état de grâce », comme vous dites, ait duré plus de 24 heures ! Les discussions ne seront pas faciles, et c’est pour cela qu’il nous faut au préalable nous entendre sur cette vision globale du sport.

Si nous portons tous le même projet, le dialogue n’en sera que facilité. La vie n’est pas un long fleuve tranquille et je m’attends à des turbulences, et même à des bleus…

La complexité des règles, la difficulté qu’a le béotien à comprendre ce qui se passe en piste n’empêchent-elles pas la F1 de toucher une plus large audience ? Et si oui, faut-il éduquer ou réformer ?

Probablement les deux. Il faut simplifier pour ne garder que les règles qui comptent vraiment et les expliquer suffisamment aux fans pour qu’ils puissent jouir pleinement du spectacle. Il faut identifier les choses importantes et utiliser les outils en notre possession pour faciliter la compréhension.

Nous avons tout un tas d’informations disponibles et c’est à nous de les mettre à la disposition des fans de manière à ce que chacun puisse les exploiter à sa guise. Le connaisseur avisé n’a pas les mêmes demandes que le spectateur occasionnel…

N’est-il pas dommageable que l’un des pilotes les plus populaires de la grille, Fernando Alonso, tourne le dos au plus médiatique des Grands Prix, Monaco, pour aller disputer une course aux États-Unis, fut-elle un monument comme les 500 Miles d’Indianapolis ?

Je pense que c’est une situation unique avec un pilote de très grand talent n’étant pas pour le moment en position de défendre ses chances. Je comprends pourquoi ce challenge a, pour lui, du sens.

Voyons aussi le côté positif, à savoir que l’un des plus fameux pilotes de Grand Prix va être exposé à une toute nouvelle audience. Je préférerais le voir se battre pour la victoire dans les rues de Monaco, mais il faut prendre en compte sa situation et ses sentiments…

Découvrez l’interview complète de Chase Carey et l’analyse du GP d’Espagne réalisées par nos envoyés spéciaux dans le n°2114 d’AUTOhebdo, disponible dès à présent en version numérique sur toutes les plates-formes et en kiosques.

source: Autohebdo.fr – Jean-Michel Desnoues