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Jan 19

Zarco : « Rookie de l’Année, un objectif quasi obligatoire »

À deux semaines du Test de Sepang, Johann Zarco confie ses attentes pour cette saison qui marquera ses débuts en MotoGP™

Johann Zarco 5 Johann, deuxième titre Moto2™ consécutif, une performance jamais réalisée depuis 2010, année d’introduction de la catégorie, quel bilan dresses-tu ?

Le bilan est positif. Il a fallu apprendre ce qu’était le haut niveau durant mes deux premières années en 125cc avant de passer dans l’équipe Ajo Motorsport et tenter de remporter le titre en 2011. Si l’on fait référence au double titre de Jorge Lorenzo en catégorie intermédiaire (2006-2007) alors je peux dire que cela me rend heureux d’y penser chaque jour. C’est très motivant pour l’avenir, car un double titre t’encourage dans ta façon d’aborder le monde de la compétition.

Plus globalement, que gardes-tu de ce passage en Moto2™ depuis en 2012 ?

Moto2 - Johann Zarco
J’ai adoré grandir dans cette catégorie, car le niveau de performance des machines est très serré. Cela m’a donc permis de progresser en termes de pilotage et de sentir que je devenais meilleur d’année en année jusqu’à obtenir le premier titre en 2015.

Outre tes performances en piste et les couronnes, qu’est-ce qui a fait la différence (entourage, team…) ?
Le fait d’avoir évolué dans diverses équipes m’a permis de me rendre compte que la méthode ou l’ambiance de l’équipe Ajo me convient très bien. L’expérience de ces quatre voire cinq années en Moto2 m’a aidé à faire la différence. De même, il faut souligner la qualité de l’équipe qui réussit à contrôler le moindre détail tout au long des deux dernières saisons.

Après tes premiers tests MotoGP™ à Valence puis à Sepang, quels sont les points principaux sur lesquels tu as besoin de travailler ?
Difficile de cibler précisément les points à travailler en MotoGP tellement tout est nouveau. Je dirais que d’assimiler au mieux la vitesse à plus de 300km/h est un point important pour ensuite effectuer un bon travail avec l’équipe. Ensuite, il y a les pneus Michelin qui procurent des sensations différentes des Dunlop en Moto2 et qui obligent à aborder la catégorie MotoGP avec calme.

Quels sont tes objectifs pour cette première saison en MotoGP (meilleur rookie, podiums…) ?
Être le Rookie de l’Année est un objectif quasi obligatoire, car nous sommes plusieurs à découvrir le MotoGP donc l’esprit de compétition nous mènera à nous comparer pour en sortir le meilleur. Enfin, lorsque j’analyse les qualités de la Yamaha, je rêve de réussir à suivre les meilleurs pilotes et ainsi figurer parmi les prétendants au podium lorsque les occasions se présenteront.

Aurons-nous l’occasion d’assister à quelques backflips cette saison ?

C’est tout le mal qu’on peut me souhaiter. Quoi qu’il en soit, je vibre comme un gamin à l’idée de me voir tout là-haut !

La Yamaha YZR-M1, l’électronique, les pneus, tes adversaires, un nouveau staff (dont Guy Coulon), comment appréhendes-tu tous ces nouveaux paramètres ?

Je dois appréhender ces nouveaux paramètres avec calme et sérénité. Savoir faire confiance à mon équipe ainsi qu’au support de Yamaha pour me focaliser seulement sur le pilotage et me simplifier le travail.

As-tu des craintes qu’il te faudra éviter ?

Les chutes à répétition. J’ai peu chuté ces deux dernières années, car l’expérience de la Moto2 m’aidait. Étant débutant en MotoGP, mais fort de mes deux titres, je peux rencontrer des difficultés à vouloir aller vite, à cerner au mieux la limite et donc à chuter.

On dit souvent que son plus grand adversaire est son propre coéquipier, penses-tu que Jonas Folger à tes côtés puisse t’apporter une bonne émulation ?

C’est vrai que Jonas sera sans doute le premier pilote avec lequel je comparerai mes performances. Il a roulé vite lors des tests à Valence et aussi lorsque nous étions en Malaisie. C’est bien d’avoir un pilote aussi performant comme coéquipier, car toute l’équipe sera tirée vers le haut.

Durant cette trêve hivernale, quel programme de préparation t’imposes-tu ?

Je me suis déjà servi de l’année de 2016 pour faire évoluer l’entraînement dans le but de me sentir bien en MotoGP. Je poursuis donc l’hiver sur le même modèle. Bien entendu, j’ajoute un plus d’intensité, car je roule moins à moto durant ces deux mois d’hiver.

Pour les adeptes qui suivront ton passage en MotoGP, peux-tu en dire plus sur les raisons du  numéro 5 et sur la signification de ton casque ?

Le choix du numéro 5 comme du « soleil levant » sur mon casque découle des aventures vécues par Laurent Fellon, mon manager. Il a opté pour le numéro 5 lorsque j’évoluais en Pocket-Bike, car un pilote avec qu’il travaillait l’utilisait et lui servait d’exemple pour me conseiller sur mon pilotage.

Ce numéro m’a ensuite bien réussi… une bonne raison de le garder ! En ce qui concerne le casque, au début des années 90, il y a eu l’ère des pilotes japonais en Grand Prix 125. Laurent a pu partager leur box à plusieurs reprises et il m’a raconté des histoires qui m’ont fasciné ! Trouvant aussi ce symbole joli est plutôt facile à repérer, cela a été une bonne idée de l’arborer.

source: MotoGP.com

 

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