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Déc 27

Le bilan de la saison 2016 de GP2 : Les pilotes

Qui s’est distingué ? Qui a déçu ? Retour sur cette campagne 2016 au niveau relevé

2016 GP2 Series Round 11 Preview Yas Marina, Abu Dhabi (Antonio Giovinazzi, Pierre Gasly, Raffaele Marciello) Pierre Gasly a remporté un titre disputé tout le long d’une saison qui contraste avec la précédente, dominée outrageusement par le belge Stoffel Vandoorne.

À ses côtés d’autres pilotes se sont fait remarquer, dans le bon ou mauvais sens du terme.

Soutenu par la filière de jeunes pilotes Red Bull,  le français Pierre Gasly a franchi une belle étape dans sa carrière en s’imposant dans l’anti-chambre de la Formule 1.

À l’issue de cette saison de GP2, ce sont 26 autres pilotes (en comptant les « pigistes » d’une ou plusieurs manches) qui se sont battus dans le but de remporter un titre qui augmente grandement les chances d’accéder à la Formule 1.

Les tops

Pierre Gasly : Pour sa deuxième saison complète dans la discipline, le pilote français a remporté le titre GP2, condition sine qua non à sa survie au sein de l’intransigeante filière Red Bull dirigée par Helmut Marko.

Après une première demi-saison de découverte au sein de feu l’équipe GP2 Caterham en 2014, Pierre Gasly est passé en 2015 chez DAMS où sa vitesse de pointe n’a fait aucun doute mais où il a fait preuve d’un trop grand manque de régularité pour contester un Stoffel Vandoorne implacable.

En 2016, il a fait le choix de passer dans la nouvelle écurie Prema, déjà titrée en F3 et qui prend la place de Lazarus. De l’autre côté du garage, son équipier fut l’Italien Antonio Giovinazzi.

Toujours en quête d’une victoire en monoplace depuis 2013 (!), le Rouennais d’origine a enfin renoué avec le succès à Silverstone. Il montera sur la plus haute marche du podium à 3 autres reprises : à Budapest, à Spa-Francorchamps. et à Abu Dhabi,à chaque fois lors de la course longue du samedi après-midi.

Si son début de saison a été laborieux (score vierge à Monaco, seulement deux points en Autriche , parti à la faute alors qu’il menait la course, il a su digérer la déception de ne pas récupérer le baquet de Daniil Kvyat chez Toro Rosso en 2017 et montrer qu’il était capable de remporter un championnat.

Son coéquipier Giovinazzi, la révélation de cette saison, ne lui a de plus pas facilité la tâche, ce dernier menant le championnat avant la dernière manche à Abu Dhabi. Faute de baquet en F1, Gasly devrait se tourner vers le championnat japonnais de Super Formula tout en conservant son rôle de pilote de réserve chez Red Bull Racing en F1.

Antonio Giovinazzi : Si l’on devait retenir la révélation de cette campagne 2016, il y a de fortes chances qu’Antonio Giovinazzi soit choisi. Pour sa première saison en GP2, l’italien s’est constamment battu aux avant-postes.

Il a remporté 5 victoires (soit une de plus que Gasly), il est monté sur le podium à 8 reprises, et à conquis la pole position à deux reprises. Sa remontée en course en Italie fut impressionnante, tout comme sa saison, et il aurait autant mérité de remporter le championnat que Pierre Gasly.

Sa côte auprès des équipes de F1 a grandement augmenté, Ferrari l’a d’ailleurs choisi comme 3ème pilote en 2017, avec à la clé d’éventuelles séances d’EL1 chez Sauber. Soutenu, par la filiale indonésienne de KFC, il pourrait apporter un budget potentiellement intéressant pour une écurie de Formule 1.

Des profils intéressants

Raffaele Marciello : Champion de Formule 3 en 2013, Marciello en est à sa 3ème saison en GP2, clairement la meilleure depuis ses débuts dans la catégorie. Passé de Trident à Russian Time, il ne s’est jamais trouvé loin des leaders, et sa régularité lui a même permis de mener le championnat à un moment de la saison.
Toutefois, malgré 6 podiums, il ne s’est pas imposé, alors que l’on aurait pu espérer mieux. Il a lui-même avoué avoir abandonné ses rêves de F1, et ne sera sans doutes pas présent dans la série l’an prochain.

Norman Nato : Après une saison de découverte chez Arden, le pilote français, ami de Jules Bianchi, est passé chez Racing Engineering en 2016, écurie qui avait mené Alexander Rossi au titre de vice-champion en 2015.

Sa saison fut bonne, avec 2 victoires pour 5 podiums. Sa pointe de vitesse entrevue chez Arden s’est concrétisée par des résultats, et son niveau semble avoir progressé. S’il n’est pas le pilote français le plus en vue, Norman Nato mérite clairement une place en sport auto.

Non retenu par une équipe de F1, il dit vouloir devenir professionnel et se tourner vers une autre catégorie, comme il l’avait confié à Motorsinside en mai dernier.

Sergey Sirotkin : Sa première saison chez Rapax en 2015 lui a ouvert les portes de l’équipe championne ART en 2016. Grand favori pour le titre, sa prestation a déçu. Si le Russe à démontré qu’il était très rapide, il a commis de trop nombreuses fautes de pilotage pour espérer conquérir le titre.

Dommage, il aurait pu prétendre à un baquet chez Renault en F1 (pour qui il est pilote d’essais) s’il avait remporté la couronne. Il sera sans doute présent en GP2 en 2017 pour enfin y parvenir, mais il devra faire preuve de plus de constance. Sa place chez ART n’est cependant pas assurée.

Luca Ghiotto : Vice-champion surprise du GP3 en 2015, il est resté chez Trident pour son passage en GP2 cette saison. Encore en phase de découverte, le pilote italien a su monter en puissance au fur et à mesure des courses, pour remporter sa première victoire en Malaisie, au volant d’une Trident qui n’est pourtant pas l’équipe la plus performante de la série. Il montera au total à 4 reprises sur le podium, et il sera de ceux qu’il faudra surveiller en 2017.

Oliver Rowland : Champion de Formule Renault 3.5, l’étape suivante pour Rowland était logiquement le GP2. Après quelques piges en 2015 (chez Status et MP), il a signé chez MP Motorsport en 2016.

Si l’écurie néerlandaise n’est pas réputée pour être la plus véloce du plateau, on attendait d’Oliver Rowland qu’il saisisse les opportunités qui se présentaient et peut-être plus.

S’il est monté à 4 reprises sur le podium, il n’a pas remporté de victoire. De plus, il a évolué plutôt aux alentours de la 8ème ou de la 9ème place la plupart du temps. Pour 2017, on attend de lui qu’il se mette plus en avant. Il en est assurément capable.

Les flops

Alex Lynn : Resté chez DAMS en 2016, le Britannique était logiquement un candidat sérieux au titre. Cependant, malgré 3 victoires pour 5 podiums, les résultats vierges ont été beaucoup trop nombreux.

Il n’est pas exagéré de penser qu’il aurait pu mieux faire, surtout au volant d’une DAMS qui lui a permis de lutter pour le tire en 2015. Faute de possibilités en F1, il semble qu’il veuille se tourner vers l’endurance où il a effectué quelques courses.

Ses séances d’essais avec Williams en F1 étaient pourtant très encourageantes, ce qui laisse un sentiment de regrets…

Mitch Evans : Champion du GP3, comme Alex Lynn, Mitch Evans en est tout de même à sa 4ème saison en GP2. Candidat au titre en 2014 et 2015, il a semblé cette saison plus en retrait, peu aidé par une équipe Campos qui peine à hausser son niveau de jeu.

Il a tout de même remporté une belle victoire en Autriche, ce qui démontre que le potentiel est toujours là, mais il semble que la F1 ne lui ouvre pas ses portes. Il s’est donc tourné vers la Formule E avec Jaguar, et semble vouloir percer dans cette série, ce qui explique peut-être sa baisse de motivation.

Nobuharu Matsushita : Protégé par Honda, le japonnais avait étonné lors de sa première campagne en 2015. Sa marge de progression semblait importante. Toutefois, il semble que le japonnais a peu progressé lors de cette saison, alors qu’il connait désormais les circuits européens.

Son soutien par Honda devrait lui assurer une place dans la série l’an prochain, qui fera office de seconde chance après une saison globalement décevante.

Et les autres ?

Le Britannique Jordan King est également de ceux qui semblent avoir un potentiel mais pas les ressources nécessaires pour se battre pour le titre. Sachant qu’il vise la F1 avec Manor, notamment grâce à l’argent de son père, on espère qu’il montrera qu’il en a le niveau.

Gustav Malja s’est également fait remarquer en fin de saison, avec des prestations intéressantes, et devra confirmer en 2017. Enfin, on retiendra la prestation d’Artem Markelov avec son hold-up pour la victoire à Monaco.

source: http://www.motorsinside.com

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