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jan 17

Grosse remise en question pour Marco Andretti

A l’aube de sa huitième saison en IndyCar

Marco Andretti IndyCarIZOD - IndyCar seriesMarco Andretti a profité de la trêve hivernale pour faire le bilan sur sa première partie de carrière et se remettre en question. C’est sûr en 2013, Andretti changera son approche des courses.

Deux victoires en sept saisons, c’est malheureusement le bilan (très) simplifié de la carrière de Marco Andretti en IndyCar. Certes beaucoup s’en contenterait mais lorsque l’on s’appelle Andretti, que l’on a tout gagné dans les catégories de promotion, que l’on dispose d’un matériel de premier ordre et que l’on fut le plus jeune vainqueur de la discipline (avant que Graham Rahal ne l’efface des tablettes), c’est insuffisant.

En 2012, hormis une deuxième place sur l’Iowa Speedway et une Pole Position lors de la dernière course de la saison à Fontana, rien n’est allé comme le souhaitait le pilote américain. Pire encore, il a terminé le championnat à la 16ème place, son plus mauvais classement depuis son arrivée dans la discipline en 2006.

Alors durant l’intersaison et après une semaine de vacances à Hong-Kong et en Thaïlande, Andretti a décidé de mettre les choses à plat et de faire une auto-critique pour mettre en évidence ses faiblesses. Parmi elles, une en particulier est ressortie comme la cause racine de ses difficultés : son style de pilotage.

« J’avais besoin de cette semaine pour me vider la tête après cette saison stressante et frustrante (…). Mon style en général, je l’ai complètement changé, et cela m’a permis d’avoir une autre approche sur les circuits urbains. Désormais, je remonte les mêmes informations que Ryan (ndlr : Hunter-Reay, son coéquipier et champion en titre) alors qu’auparavant, j’aurais dit que la voiture était sur-vireuse. Maintenant que j’ai changé mon style de pilotage pour le calquer sur ce qu’il fait, j’ai le même ressenti. »

En poussant plus loin son analyse, Andretti s’est aperçu que son style agressif ne convenait pas aux pneumatique Firestone, plus durs utilisés depuis la saison 2008. En demandant trop à ses gommes, il les martyrisait en provoquant des surchauffes et du graining.

« Je me suis adapté plus lentement que d’autres aux pneus ayant moins de grip parce que je suis un pilote très agressif et ça m’a desservi en quelque sorte. J’ai toujours su que je sur-pilotais la voiture mais je ne savais pas vraiment comment (ndlr : quels éléments de son pilotage n’étaient pas en phase avec la voiture), donc j’ai vraiment étudié cet aspect.

Changer son style est plus facile à dire qu’à faire. Vous ne pouvez pas dire ‘OK, pilotons comme ça !’. Vous devez observez ce que vous faîtes, et au fur et à mesure que les courses urbaines avançaient, j’étais de pire en pire, parce que je pilotais la voiture de manière encore plus agressive. »

Lorsqu’il revient sur le déroulement de son week-end de course type, il parvient à expliquer pourquoi ses résultats allaient dé-crescendo au fut et à mesure des séances.

« Ca a du sens parce que lors de la première séance d’essais, je suis toujours dans le coup. Ensuite, alors que nous approchons des qualifications et lorsque nous les disputons, je suis en nage, trempé et seulement 21ème. Ce n’est pas une blague cette histoire de style. Vous sur-pilotez mais dans quels domaines ? C’est la question à laquelle je devais trouver la réponse. »

En analysant les données récoltées par son équipe la saison passée, Andretti a pu mettre le doigt sur un élément important : l’utilisation des pneus avants.

« Durant l’intersaison, j’ai pu m’intéresser aux détails (…) et essentiellement, j’essayais de faire faire aux pneus deux choses en une. Vous voulez pilotez avec votre style naturel parce que c’est de cette façon que vous serez le plus rapide ; mais dans le même temps, vous devez piloter en tenant compte des pneus. Lorsque vous me glissez dans une voiture fortement chargée en appuis aérodynamiques, quelques fois, mon style sera intouchable parce que l’agressivité vous récompense lorsqu’il y a du grip, mais elle vous détruit lorsqu’il n’a peu de grip. »

Grâce à cette auto-critique pleine de pertinence, Andretti a enfin levé le doute sur ses difficultés. Voilà qui devrait le libérer mentalement pour nous offrir souhaitons-le une superbe campagne 2013 ! Car cette année, il s’agira bel et bien de sa dernière chance de prouver qu’il peut faire partie de l’élite des pilotes d’IndyCar.

source: www.us-racing.com par Kevin VERNAZ (photo:© IndyCar Series)



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