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déc 31

A l’occasion du départ en retraite de Michael Schumacher

Un dossier sur les hommes de l’entourage du septuple Champion du Monde

2012-11-18_0020 2012-11-03 - Mercedes AMG Petronas F1 Team - Abu Dhabi - Michael Schumacher 04ToileF1 propose un dossier sur les hommes de l’entourage du septuple Champion du Monde qui lui ont permis de construire le plus grand palmarès de l’Histoire de la Formule 1.

Aujourd’hui, retour sur la vieille relation entre l’Allemand et Willi Weber, son manager de la première heure.

L’entourage de Schumacher : Willi Weber (1/4)

Ancien pilote amateur, Weber a fait fortune dans la restauration et l’hôtellerie. Depuis 1983, il est le copropriétaire de Weber Trella Stuttgart, une écurie du championnat allemand de Formule 3, et a pris l’habitude de toujours garder un œil sur les talents des catégories inférieures.

C’est ainsi qu’à l’automne 1988, il offre un test au jeune Michael Schumacher, fraichement titré en Formule König. Les temps de ce dernier sont au-delà des espérances de Weber, si bien qu’il l’engage pour la saison suivante.

En 1989, Schumacher termine deuxième du championnat avec trois succès, ex-aequo avec son compatriote Heinz-Harald Frentzen, le titre revenant à l’Autrichien Karl Wendlinger. L’année suivante, alors qu’il remporte cinq victoires et est sacré champion, il se fait connaître des observateurs en s’imposant au Grand Prix de F3 de Macao après un duel acharné contre un certain Mika Häkkinen.

La suite, tout le monde la connait : l’ascension en Formule 1, les premiers succès, l’arrivée chez Ferrari, la domination sans partage du début des années 2000… Tout au long de sa première carrière, et ce jusqu’en 2009, Weber négocie les juteux contrats de Schumacher en prenant soin de s’en garder une généreuse part.

Les deux hommes ont en outre révolutionné le merchandising en Formule 1, puisque Schumacher est le premier pilote à avoir eu parfums, lignes de vêtements et figurines à son effigie. Weber allait tellement loin dans cette démarche que, quelques minutes après chaque titre de Schumacher, il lançait une production massive de casquettes célébrant le sacre de son poulain.

En plus de Michael Schumacher, Willi Weber a géré les carrières de son frère cadet Ralf, du pilote de DTM et d’endurance Timo Scheider, et plus récemment de l’espoir allemand Nico Hülkenberg. Ainsi, il aurait amassé plus de 150 millions d’euros tout au long de son parcours de manager de pilotes.

L’entourage de Schumacher : Peter Sauber (2/4)

Après Willi Weber, ToileF1 poursuit le tour de table des proches de Michael Schumacher avec Peter Sauber, le fondateur de l’écurie éponyme pour laquelle le Kaiser a couru en Sport-Prototypes au début des années 90.

Alors qu’il brille en championnat allemand de Formule 3, Schumacher est recruté en 1990 par Sauber-Mercedes pour disputer une partie du Championnat du Monde de Sport-Prototypes. Sous l’impulsion du motoriste stuttgartois, le Junior Team est créé en parallèle de l’équipe de pointe pour former les jeunes talents germaniques parmi lesquels on retrouve Heinz-Harald Frentzen, Karl Wendlinger et surtout Michael Schumacher.

Bien aidé par sa performante C11 et son équipier de luxe en la personne de Jochen Mass, Schumacher se classe second à Dijon-Prenois et au Nürburgring avant de terminer la saison par une victoire à Mexico. Ces bons résultats lui valent la cinquième place du Championnat du Monde et surtout la faveur d’être reconduit chez Sauber pour l’année suivante en qualité de pilote à plein temps.

En 1991, une des deux Sauber-Mercedes C291 est confiée à Schumacher et Wendlinger, mais le manque de fiabilité de cette machine les contraint souvent à jeter l’éponge. Ils remporteront tout de même la manche de clôture du championnat à Autopolis, au Japon. Au final, cette saison se conclut par une décevante neuvième place au classement pilotes pour l’Allemand et l’Autrichien.

Aux 24 Heures du Mans, Les deux hommes sont épaulés par Fritz Kreutzpointer, lui aussi issu de la filière Mercedes. Conscients de la fragilité de leur nouvelle voiture, ils reviennent à la C11 de l’an passé pour affronter l’éprouvante Classique Mancelle. Mais une nouvelle fois, la mécanique leur joue des tours et le jeune équipage doit se contenter de la cinquième place, à sept tours de la Mazda 787B victorieuse.

Cependant, Schumacher, qui a admis que son pilotage agressif n’était pas adapté à une course d’endurance, s’est à nouveau fait remarquer en réalisant le meilleur tour en course, devant d’autres pilotes bien plus aguerris tels que Derek Bell ou Henri Pescarolo, pour ne citer qu’eux.

Après cette période en endurance marquée par deux titres par équipe en 1989 et 1990 et une victoire au Mans en 1989, Peter Sauber s’attaque à la Formule 1 à partir de 1993, mais Michael Schumacher n’a plus jamais couru pour l’écurie suisse. Aujourd’hui, le Sauber F1 Team connaît un renouveau et, après une saison 2012 plus que convaincante, s’affirme comme une force majeure du milieu de plateau.

L’entourage de Schumacher : Eddie Jordan (3/4)

Aujourd’hui, ToileF1 met les voiles sur le tracé de Spa-Francorchamps pour vous conter les premiers pas de Michael Schumacher en Formule 1 au sein de la toute jeune écurie de l’Irlandais Eddie Jordan.

Dans les années 80, Eddie Jordan Racing réussit de remarquables performances dans les championnats de F3 britannique et de F3000, si bien qu’en 1990, la décision est prise de rentrer dans le grand bain de la Formule 1 dès l’année suivante.

Malgré des premières courses délicates, la petite écurie effectue un milieu de saison au-delà de ses espérances grâce aux bons résultats d’Andrea de Cesaris et de Bertrand Gachot. Mais quelques jours avant le Grand Prix de Belgique, ce dernier est condamné après appel à deux mois de prison par la justice britannique suite à une altercation avec un chauffeur de taxi londonien.

C’est ainsi que Michael Schumacher, alors pilote pour Sauber-Mercedes en Sport-Prototypes, est recruté en catastrophe par Jordan-Ford pour courir à Spa-Francorchamps. D’emblée, les ingénieurs du team irlandais sont épatés par la pointe de vitesse de l’Allemand qui se qualifie à une incroyable septième place sur l’un des circuits les plus exigeants de la saison. Malheureusement, Schumacher est trahi par son embrayage dans le premier tour de la course et doit renoncer. Mais l’essentiel est acquis : il vient de prouver définitivement sa valeur au monde de la Formule 1.

En dépit d’une proposition de pilote-payant chez Jordan-Ford, Schumacher et son agent Willi Weber préfèrent rejoindre l’écurie Benetton-Ford, plus huppée et plus solide financièrement. Leur collaboration éphémère avec Eddie Jordan se solde par un bras de fer juridique concernant le départ de Schumacher pour l’écurie de Flavio Briatore.

Avec quatre victoires entre 1991 et 2005 ainsi qu’une honorable troisième place au classement des constructeurs en 1999, l’équipe d’Eddie Jordan a laissé son empreinte dans l’Histoire de la Formule 1. A noter que c’est également chez Jordan que Ralf Schumacher, le frère cadet de Michael, fit ses débuts en Formule 1 en 1997. Après les rachats par Midland puis Spyker, la structure basée à Silverstone est reprise par Force India en 2008 et retrouve peu à peu sa compétitivité d’antan.

L’entourage de Schumacher : Flavio Briatore (4/4)

Après l’accession à la catégorie reine du sport automobile chez Jordan Grand Prix, ToileF1 revient aujourd’hui sur la relation particulière qu’a Michael Schumacher avec l’homme qui l’amena au sommet : il s’agit évidemment de Flavio Briatore.

Après avoir fait forte impression en Belgique en 1991, Schumacher est convoité par Benetton-Ford, l’une des écuries en vue de l’époque. Willi Weber et Flavio Briatore engagent alors des discussions qui aboutissent à la signature d’un contrat entre les deux parties.

Schumacher arrive donc à Monza en étant observé par les spécialistes, puisqu’il n’est pas courant de rejoindre une telle équipe si jeune. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’Allemand ne va pas décevoir Briatore : parti septième, il termine le Grand Prix à une brillante cinquième place, dominant son coéquipier qui n’est autre que Nelson Piquet.

La fin de saison est de la même trempe, et Schumacher est logiquement reconduit dans son baquet par Briatore. A noter qu’en plus d’exceller en Formule 1, il gagne une manche du Championnat du Monde de Sport-Prototypes pour le compte de Sauber-Mercedes, au Japon.

En 1992, celui qui devient vite l’une des valeurs sûres du paddock confirme qu’il est un futur grand pilote. Il termine troisième du championnat, devant Ayrton Senna, et remporte son premier Grand Prix à Spa-Francorchamps, un an après ses débuts. L’année suivante, il se classe quatrième et décroche un nouveau succès au Portugal.

1994 sera l’année de la gloire pour Schumacher qui s’impose au volant de sa Benetton-Ford B 194 lors de six des sept premiers Grands Prix d’une triste saison marquée par la mort d’Ayrton Senna et de Roland Ratzenberger à Imola. Malgré cette outrageuse domination, ce premier titre est acquis pour un point devant Damon Hill au terme d’un final controversé en Australie.

Il faut dire que l’Allemand n’a pas été épargné par les instances sportives, puisque disqualifié en Grande-Bretagne et en Belgique et suspendu en Italie et au Portugal.

Avec neuf victoires en dix-sept manches, la conquête mondiale 1995 de Schumacher est plus aisée que la précédente. Elle avait pourtant débuté par une nouvelle polémique : la limite de poids fixée par la FIA et contrôlée à Interlagos, avant le premier Grand Prix, est de 595 kg, pilote compris. Mais le reste de la saison, les voitures seront examinées sans le pilote.

Comme souvent, Briatore flaire le bon coup et soumet Schumacher et sa Benetton-Renault au contrôle. La limite est respectée, mais le jeune Champion du Monde accuse 77 kg, soit 9 de plus qu’en 1994, et rétorque aux commissaires :

  »Vous savez, j’ai pris du poids cet hiver ». Redescendu à 72 kg le lendemain, Schumacher découvre que Max Mosley, alors président de la FIA, ne prend pas le sujet à la légère. En effet, ce dernier a déclaré qu’il s’agissait là « d’un comportement immature de la part d’un Champion du Monde ». Mais l’histoire en reste là et le duo Schumacher-Briatore s’en va vers un double titre pilote et constructeur.

source: ToileF1.com par Benjamin Posty



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