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nov 22

Pour la cinquième fois depuis 2003

Le championnat du monde de Formule 1 entretient le suspense jusqu’à sa finale

Interlagos logoLa F1 ne désignera son 63ième champion qu’au terme du Grand-Prix du Brésil. A ce jour, le duel entre chasseur et chassé a, tour à tour, embrassé la cause du favori et de l’outsider.

Trois représentants de la première caste ont été sacrés – Schumacher, Alonso et Hamilton ont fait honneur à la logique mathématique en devançant respectivement Räikkönen (2003), Schumacher (2006), et Massa (2008).

Mais deux champions ont été couronnés contre toute attente : Räikkönen (2007) et Vettel (2010). Avec 13 points de retard sur Sebastian Vettel à l’orée du Grand-Prix du Brésil 2012, Fernando Alonso n’a qu’une obsession, mettre la parité à l’honneur entre favoris et outsiders !

Pour le cheval cabré et le taureau rouge, la problématique est simple eu égard aux points forts et aux points faibles de chacun, diamétralement opposés. La Scuderia Ferrari jouit d’une formidable fiabilité technique et humaine mais pèche dans l’essence même de la course automobile, la rapidité.

Red Bull Racing, qui a remporté aux USA son 3è titre mondial consécutif, est quant à elle un colosse de compétitivité, au pied d’argile. A Austin, Red Bull Racing a enregistré une nouvelle casse mécanique, pour la troisième fois logée dans l’alternateur du moteur Renault RS27.

Dans l’espoir de retrouver toute son énergie, le géant de la boisson énergétique gazeuse a fait le choix de monter, pour la première fois de l’année, la dernière version de l’alternateur – elle l’avait remisé après les abandons de Vettel aux Grand-Prix d’Europe et d’Italie.

L’équation à deux inconnues (compétitivité, fiabilité) ne peut donc être résolue que par Red Bull Racing et Sebastian Vettel : que la R8 de Sebastian Vettel voie l’arrivée du Grand-Prix du Brésil et, à moins d’un coup du sort en piste, l’Allemand sera le plus jeune triple couronné de l’histoire du championnat du monde de F1.

Que la RB8 s’époumone irrémédiablement et Fernando Alonso sera ce plus jeune triple champion à la condition sine qua non qu’il parvienne à monter sur n’importe quelle marche du podium.

Mais un troisième paramètre pourrait s’inviter dans les calculs de probabilité et avoir le plus fort coefficient : la météo. Lorsque les éléments se déchaînent, Fernando Alonso également, comme en atteste sa victoire surprise au Grand-Prix de Malaisie disputé dans des conditions climatiques changeantes. Jusqu’à présent, en 2012, le tandem Vettel/Red Bull Racing s’est montré plus frileux.

Mais le taureau rouge a passé sa crise d’adolescence et Vettel a prouvé dès sa première victoire en Grand-Prix, en 2008 au volant de la modeste Toro Rosso, sous le déluge de Monza, qu’il pouvait faire la pluie et le beau temps.

Autour des deux prétendants au titre mondial graviteront des pilotes susceptibles d’optimiser indirectement les chances de l’un ou l’autre, au premier rang desquels Lewis Hamilton, vainqueur aux USA et auteur d’une dernière partie de championnat somptueuse.
 
Les vainqueurs des années précédentes:

2011 : Mark Webber (Red Bull Racing)
2010 : Sebastian Vettel (Red Bull Racing)
2009 : Mark Webber (Red Bull Racing)
2008 : Felipe Massa (Ferrari)
2007 : Kimi Räikkönen (Ferrari)
 
 
Les enjeux du Grand-Prix du Brésil :

– Le titre mondial des conducteurs
– Après 5 courses vierges de point et plusieurs comportements erratiques, Sergio Pérez doit se ressaisir avant de déménager chez McLaren
– McLaren espère devancer Ferrari au championnat des constructeurs
– Marussia conservera-t-elle la 10è place que Catheram convoite ?
 
 Le saviez-vous ?

Interlagos signifie « Entre les lacs »
 
La cote des pilotes auprès des bookmakers :

Sebastian Vettel 2/1
Lewis Hamilton 3/4
Fernando Alonso 4/1
Jenson Button 10/1
Mark Webber 12/1
Kimi Räikkönen 20/1
Felipe Massa 40/1
Romain Grosjean 50/1
Nico Rosberg 66

source: Automoto365