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Nov 16

Le président de Ferrari ne cèdera pas à la pression politique

Certains demandaient sa tête

Luca di Montezemolo2010-11-13 - Scuderia Ferrari Marlboro - Felipa Massa 6Le président de Ferrari, Luca di Montezemolo, a balayé d’un revers de la main les nombreuses critiques portées à son encontre par la presse et les politiciens italiens. Fidèle à son franc parlé, il a refusé d’aller à la « guillotine » !

Au lendemain de la défaite de Fernando Alonso à Abu Dhabi, suite à la bévue de son équipe au niveau de la stratégie, l’Italie tire à boulets rouges contre le Cheval Cabré, véritable institution dans ce pays.

Les principaux quotidiens, tels que la Gazzetta dello Sport et la Repubblica, ont tous titré en Une ce lundi matin la défaite de Ferrari, critiquant ouvertement la stratégie utilisée sur le circuit de Yas Marina.

Roberto Calderoni, ministre italien sans portefeuille en charge de la simplification de la législation et membre du Sénat, a même demandé la démission de Luca di Montezemolo dès dimanche soir. Le président de Ferrari a répondu à ces critiques lundi après-midi, regrettant les « vices » propres à l’Italie.

« Pour nous tous c’est une journée difficile, la nuit n’a pas atténué le goût amer après la triste fin d’une saison extraordinaire. Nous sommes désolés de voir qu’il y a certains politiciens à l’extérieur qui sont prêts à sortir la guillotine quand les choses vont mal, » a déclaré Luca di Montezemolo.

« Nous ne comprenons pas ceux qui se complaisent dans l’auto-défaitisme, qui s’enfoncent dans la culture du ’tout va mal, nous devons tout recommencer à zéro’. Ces personnes sont des vices qui sont très italiens, que nous devons apprendre à secouer. »

Luca di Montezemolo ajoute que leur défaite ne devrait pas occulter ce qui reste malgré tout une très belle saison pour Ferrari. L’équipe italienne est revenue de loin cette année après une campagne 2009 très difficile, décrochant cinq victoires avec Fernando Alonso.

Il est vrai qu’au lendemain de la sortie de piste du pilote espagnol au Grand Prix de Belgique, une grande majorité ne s’attendait plus à ce que le double champion du monde soit toujours en lice pour le titre à Abu Dhabi.

A l’époque, il avait plus de 40 points de retard sur le leader.

« La dure loi du sport requiert un seul gagnant, mais nous sommes parvenus à nous battre jusqu’à la dernière course – avec une exceptionnelle remontée quand les critiques disaient que nous étions battus il y a quatre mois. Nous sommes toujours restés unis, agissant comme les gens de Ferrari savent le faire : en serrant nos dents et en ne lâchant jamais prise… »

« Nous avons ramené Ferrari là où elle devrait être – à se battre pour la victoire. Dans le sport, nous nous rappelons que la frontière entre la victoire et la défaite est toujours très mince. Vous devez savoir accepter la défaite tout comme vous devez célébrer vos succès avec modestie. »

source: www.toilef1.com

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