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Oct 19

Pas question de s’arrêter pour Bernie Ecclestone… même à 80 ans !

Ses idées spéciales sur la politique

Bernie Ecclestone - Vladimir Putin - Photo Mikhail Metzel APBernie Ecclestone - Max MosleyA quelques jours de fêter ses 80 ans (le 28 octobre), le grand argentier de la F1 est revenu sur sa carrière dans une entrevue accordée à Formule1.com. Et Bernie Ecclestone concède qu’il a été chanceux durant sa carrière.

« J’ai eu de la chance avec beaucoup de choses », juge celui qui se définit comme « un ancien vendeur de voitures d’occasions ».

De l’utilisation première de motos et voitures de course à la création de l’association des constructeurs de F1 en passant par le rachat de l’écurie Brabham, Bernie Ecclestone explique que rien n’était vraiment prévu.

« Je n’ai jamais eu l’intention de planifier quoi que ce soit. […] J’aime ce que je fais, sinon je ne le ferais pas. Mais si je fais quelque chose, je veux m’assurer que ce le soit correctement. Et c’est la même chose qu’il s’agisse de la cuisson d’un oeuf ou de la signature d’un contrat. »

Et lorsqu’on le questionne sur sa succession, Ecclestone conclut d’une belle pirouette :

« Je n’en ai aucune idée. Mais ils feront probablement appel à un autre vendeur de voitures d’occasion ! »

Des idées particulières

Après l’Allemagne et l’Internet, le tsar parle politique au Guardian, un quotidien britannique.

Interrogé sur les parties qu’il est (ou était) censé consulter avant de décider de l’expansion de la F1 vers l’Asie et le Moyen-Orient, qui a commencé depuis quelques années, Ecclestone est direct :

« Je ne pense pas que la démocratie permette de diriger quoi que ce soit. Que ce soit pour une entreprise ou autre chose, vous avez besoin d’une personne qui prenne les choses en main. »

« Je ne prends pas de plaisir personnel », continue-t-il.

« Je ne gagne pas de course ou de titre dans ce travail. Je suis comme la plupart des personnes qui travaillent dans les affaires. À la fin de l’année, je fais les comptes et puis c’est tout. »

Ecclestone affirme aussi que Max Mosley « aurait été un bon premier ministre » et que Saddam Hussein a rendu l’Irak stable, « absolument, c’est prouvé ! ».

Le côté dictateur d’Ecclestone pourrait coûter cher aux traditionnelles épreuves européennes car il ne fait pas de sentiment :

« Si (Spa) n’avait pas eu le soutien du gouvernement, il aurait été supprimé. C’est la même chose pour le Grand Prix de Grande-Bretagne ».

Ecclestone a aussi répondu aux critiques qui s’abattent, y compris sur notre page Facebook, sur Herman Tilke, et ses circuits sans saveur.

« Le problème c’est qui nous essayons de faire des circuit sûrs. Il n’est pas facile d’avoir du relief parce que vous ne pouvez pas mettre un circuit n’importe où. Mais l’un des meilleur circuit au monde et aujourd’hui celui de Turquie », justifie Ecclestone.

D’autant plus dommage que, dans la même interview, il confirme que le GP de Turquie, qui n’attire pas les foules, « risque de disparaître ».

source: L’Équipe et www.toilef1.com

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